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lundi 14 décembre 2009

19 - Rose

EPISODE 2
Comme prévu, je me suis remis au travail impatient de tester mon nouvel aménagement. Cette fois, je crois avoir trouvé la bonne disposition. Je me sens à l'aise dans ce petit univers recomposé et cela tombe bien car j'ai plusieurs projets d'expositions pour l'année prochaine. Cet hiver il va régner une certaine effervescence dans cet atelier.

J'ai commencé par un dessin monochrome, un fusain rehaussé de craie blanche, histoire de se remettre dans le bain progressivement. C'est Cécile, notre modèle à l'Académie, qui a posé cet été. Nous avons fait une séance un peu particulière, avec des drapés mouillés qui la couvraient partiellement. Le tissu à la fois transparent et collé à la peau donne des effets intéressants à travailler. Ce fut une bonne mise en route.


Le tableau que j'ai démarré ensuite est un portrait. Pour une fois je ne suis pas parti d'une de mes photographies prises lors de mes séances de poses où j'alterne photos et dessins. C'est une photographie qui m'a été envoyée et l'auteur est ma consœur pastelliste Nadine Roulleaux. Cette magnifique photographie représente Rose, une jeune fille qui nous a servi de modèle de nombreuses fois lors des stages de la Société des Pastellistes de France. Je la connais donc bien et l'ai dessinée maintes fois. La photographie de Nadine a dû être prise entre deux séances de poses lors d'un de ces stages. Rose y est magnifique, naturelle, hors du carcan rigide de l'immobilité obligée. C'est là l'avantage de la photographie. Quand je l'ai reçue, j'ai eu immédiatement envie d'en faire un tableau. Une envie que j'ai laissée mûrir.


Outre la photographie qui m'inspirait, la personnalité même de Rose est un élément important de cette envie. Depuis que je suis dans ce milieu d'artistes, je fais parfois des rencontres que j'appelle "rares". Rose est une de ces rencontres. C'est un bonheur de côtoyer cette belle et grande jeune fille, sa soif de vivre, son intérêt qu'elle porte à toute chose et aux autres. Soif de connaissance, soif de différence, le tout ponctué de son large sourire. Elle a de multiples talents, dont celui de la photographie nous faisant partager son regard qu'elle a de la vie. Elle habite aux Etats-Unis, pour le moment et pose pour Anthony Rider dont elle suit l'enseignement, car Rose dessine aussi.

J'ai profité de l'exécution de ce tableau pour faire un diaporama (tout n'est pas encore totalement au point, il me faut un pied pour l'appareil photo), qui va aller enrichir le site de l'Académie. Je vous laisse découvrir ce tableau et voir apparaître peu à peu la belle. Je vous invite également à aller voir le merveilleux portrait de Rose réalisé par Gwenneth Barth en cliquant ICI (vous cliquez sur "Pastels", le portrait de Rose est en bas à droite).

2 commentaires:

  1. Ce portrait est très beau Jean-Charles ! Et les mains sont superbes ! J'aime également beaucoup l'harmonie des couleurs. C'est amusant mais pour un même sujet la vision de deux peintres peut varier ; ta Rose et celle de Gwenneth sont très différentes et ne dégagent pas la même émotion. Peut-être un jour me diras-tu pourquoi j'ai énormément de mal à pousser jusqu'au bout cette fameuse "grisaille" et ce que j'y gagnerais à la développer d'avantage. ;) Merci pour la vidéo, c'est instructif et très bien fait. ;)

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  2. La grisaille, qui est le terme exacte, sert à mieux comprendre le volume et le caractère du personnage que l'on dessine. La couleur n'est qu'un apport supplémentaire. Si on fait un parallèle avec la photographie, tout le monde sait qu'une belle photographie en noir et blanc peut-être aussi forte qu'une photographie couleur. Ce travail en monochrome permet de mieux comprendre comment traduire le volume et sert d'échafaudage au travail de la mise en couleur.
    C'est un exercice à faire surtout avec un modèle vivant, pour en tirer la quintessence. Et puis le temps que tu passes à résoudre les problèmes de volumes et de ressemblances sans y rajouter celui de la couleur, c'est autant de temps que tu as passé à observer ton modèle et donc à t'en imprégner.
    Quant à la différence entre l'interprétation du portrait de Rose entre Gwenneth et moi-même est due tout simplement à ce que je ne suis pas Gwenneth et je ne peins pas de la même manière qu'elle. Elle vient aussi que je n'ai pas son expérience en portrait et surtout que je n'ai pas son talent. Mon portrait de Rose est ressemblant, le portrait de Gwenneth, c'est Rose et ce n'est pas de ma part de la fausse modestie. Il y aura toujours un peintre, plus fort, plus émotionnel, plus talentueux que soi, quel que soit le niveau que l'on puisse atteindre et c'est bien ainsi, voire rassurant. En termes de portrait, Gwenneth Barth est un maître en la matière, reconnu dans le monde entier.

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