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lundi 21 janvier 2013

125 - Quand il neige, je peins !



Des nouvelles de mon atelier. Il y fait bon vivre. Et pendant que le paysage se couvre de son manteau blanc, Styx a décidé d'être absolument indifférent à la météo extérieure, pour se consacrer à son activité favorite : La sieste, dans son douillet couffin posé sur une étagère, au-dessus du radiateur. Mon chat use et abuse du luxe de mon atelier.

Aujourd'hui je vous présente une nouvelle création sous forme de diaporama. Vous allez reconnaître le modèle, c'est le même que pour le pas-à-pas du drapé et vêtu de la même robe. Mais là, l'idée est différente puisque je me suis plus attardé sur son portrait et aussi sur une autre approche de la mise en scène. Sur ce tableau, j'ai dessiné Cécile quatre fois et je me suis un peu inspiré de mises en page type bande dessinée. Le challenge était d'essayer de peindre un personnage relativement petit sans rien perdre des détails et de la richesse chromatique de la carnation. J'ai pensé pouvoir y arriver grâce aux crayons pastel Caran d'Ache et je ne me suis pas trompé. Voici ci-dessous le croquis préparatoire.

Ce tableau est, en réalité une première étude de composition pour un grand projet qui se réalisera cet été et l'hiver prochain dans mon atelier. Un projet sous forme d'un nouveau thème de tableaux où le drapé aura la part belle. La femme, encore et toujours, sera mise en évidence puisque le sujet est une fête qui rend hommage aux plus belles femmes de cette région qui est le pays d'Arles. C'est grâce à une stagiaire que je vais pouvoir vivre, de l'intérieur, cet hommage traditionnel aux Arlésiennes.
Pourquoi les Arlésiennes ? Peut-on imaginer plus belles parures pour une femme que ce costume traditionnel ? Peut-on imaginer de nos jours, plus beaux drapés, diversité des étoffes et des dentelles ? Moi qui rends hommage aux femmes en essayant de révéler la grâce de leur corps, cette fois je vais essayer de sublimer leur élégance. Autre challenge, l'animal, car l'arlésienne et le cheval forme un couple indissociable. Et puis, vous ne le savez peut-être pas, mais ma compagne, Martine, est arlésienne. Merci à Véronique de me permettre de vivre cette aventure qui, je l'espère, donnera naissance à de nombreux tableaux et qui, de toute manière, sera une belle aventure humaine à vivre. Je meurs d'impatience.

Mais en attendant, place à Cécile.


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Voici un petit supplément, 
rien que pour toi Cécile, 
ton portrait en huit étapes.




2 commentaires:

  1. Mille mercis pour ce cadeau car je le considère comme tel.
    Moi qui n'aie jamais apprécié me voir en photo, je me suis aimée dessinée par vous, grâce à votre talent.
    Au delà du fait de me reconnaître, vous arrivez à capter l'âme de vos modèles et ainsi, de chacune de vos oeuvres, se dégage une émotion incroyable.
    A bientôt

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  2. Il y a de tes élèves qui cumulent les chances de te connaître. En premier elles bénéficient de tes cours et parfois elles deviennent modèle. Quelle sensation étrange de savoir que l'on peut être le sujet d'une œuvre d'art. Et de se voir valorisée de la sorte, ça doit être un choc et une claque à nos préjugés. N'aurait-on pas une meilleure idée de soi après une telle aventure ?
    Je pose la question à Cécile...

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