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lundi 4 novembre 2013

149 - Le peintre renaît.

Il a fallu m'y remettre...


J'ai choisi ma palette pour commencer par le fond. Ce fond foisonnant, cette végétation luxuriante. Il me fallait commencer par cette ambiance qui ne demande guère de précision dans le dessin et qui offre une singulière liberté dans le maniement des pastels. Il me fallait ça pour m'y remettre doucement.


Les tâches se sont succédé, superposées. Puis le dessin de ces feuilles de palmier de couleurs différentes. Peu à peu, mes doigts ont retrouvé ce toucher avec le Pastel Card, cette étrange sensation qui me fait penser que ce papier est la surface la plus agréable à ma peau pour y faire naître ma peinture. Le pastel est une affaire de sensualité, complicité tactile entre nos doigts et le support. De voir la végétation prendre naissance sur ce papier m'a rassuré, réconforté, encouragé. 


Je me suis ensuite attaqué aux drapés avec une inquiétude apaisée. Tranquillement j'ai analysé les valeurs de chaque pli, les nuances des couleurs. Petit à petit j'ai retrouvé le geste acquis après tant et tant d'années. Celui que l'on craint toujours de perdre, ce bien le plus précieux qui soit.


Peu à peu, la main devient indépendante laissant l'esprit peindre le prochain cm² et élaborer sa future stratégie pour aborder la peau, les visages. Le peintre renaît.

J'ai retrouvé mes marques, mes habitudes et ce cheminement si particulier de l'esprit créatif. Après avoir baigné mon atelier dans une ambiance musicale, j'ai finit de nouveau par avoir envie de me plonger dans une autre ambiance avant d'aborder la carnation. Alors j'ai choisi un livre audio, "La vérité sur l'affaire Harry Quebert" de J. Dicker, c'est ainsi que je vais terminer ce premier tableau. 


À la chaleur de l'atelier, le peintre revit.

Pourquoi avoir si peur avant de se remettre à l'ouvrage ? Et pourtant, comme à chaque fois, je sais désormais que j'irai sans doute encore un peu plus loin. Ces deux portraits sont les plus petits que je n'ai jamais faits. 

Le moindre demi-millimètre peut changer la physionomie. Le challenge de la ressemblance, à cette taille, est un vrai défi pour moi. Loupes rivées aux yeux et pointes de crayons pastel  et des craies finement taillées, la peinture  prend forme, mm² par mm².


Déjà, mon esprit vogue vers mes prochaines réalisations, les prochaines commandes. 
Le peintre renaît.



3 commentaires:

  1. toujours aussi magnifique
    merci de nous faire rever surtout les jours de pluie ...
    a bientot
    amicalement

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  2. BRAVO ENCORE! TRES BEAU SUJET! A BIENTOT MARIE RAMOS

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  3. supper! ce sont bien mes petites filles! merci l'artiste!

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