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mardi 12 janvier 2021

243 – Organiser un festival (épisode 2)

Le salon international de Pastel en Périgord
Avant d’aller plus en avant, il faut expliquer le pourquoi de tous ces salons de pastel et d’aquarelle qui contrairement à ceux de peinture à l’huile, réunissent tant de peintres que l’on dit « professionnels ». Pourquoi les guillemets ? Parce que je connais peu, mais alors très peu d’aquarellistes et encore moins de pastellistes qui vivent véritablement de leur production. Entendons donc par professionnel la qualité de leur travail.


Si de tels salons et festivals existent, c’est bien parce que c’est l’un des rares moyens pour ces artistes de se montrer, d’afficher leur travail, d’atteindre un public, en un mot d’exister. Je précise public et non acheteur car malheureusement et malgré leur bonne volonté, les organisateurs ne sont pas forcément des vendeurs. 

La galerie d'art où le visiteur et aussi et avant tout un potentiel client.
 

C’est un vrai métier la vente d’œuvres d’art. Il faut se constituer un carnet d’adresses, savoir les prévenir et les invités, savoir défendre tel ou tel peintre, expliquer telle ou telle démarche, savoir faire rêver le potentiel acheteur. On est loin des « bonjour et bienvenue, vous venez d’où ? Êtes-vous déjà venus ? Nous vous souhaitons une agréable visite » que nous distribuons le plus aimablement possible dans nos expositions. Car il s’agit bien de ça, une agréable visite pour 98% des cas. Une simple visite, gratuite de surcroit. Car ne nous cachons pas la face, une visite payante verrait la fréquentation fortement chuter.

Qui sont-ils ces organisateurs amateurs et bénévoles qui se lancent dans cette aventure ? Car s’en est une. Ce sont des passionnés de leur art, souvent des peintres amateurs, parfois des peintres plus connus, qui œuvrent pour la défense de leur médium, pour qu’il soit reconnu. Ce sont des Don Quichotte qui hurlent dans un désert bien silencieux et qui méritent tout notre respect. 

Même si leurs organisations se révèlent parfois (rarement en France), approximatives, ce ne sont pas des professionnels répétons-le. Face à la montagne qu’il faut gravir, ils font preuve souvent d’un courage et d’une abnégation incroyable, encaissant les critiques, se remettant en question à chaque fin d’exposition pour mieux repartir la fois suivante.


Fort heureusement, la presse spécialisée a emboité le pas à tous ces organisateurs. Ainsi, une synergie s’est peu à peu établie entre des revues comme Artiste Magazine, Plaisir de Peindre et surtout Pratique des Arts. Si les organisateurs amènent leur contribution sonnante et trébuchante en payant des encarts publicitaires pour leur manifestation, apportant ainsi leur contribution au maintien d’une presse écrite qui a bien du mal de nos jours. Le retour ne s’est pas fait attendre avec des rubriques calendaires sur les salons, région par région et des comptes rendus d’expositions. Ainsi, certaines manifestations, dont la nôtre, doivent une bonne partie de leur renommé aux articles parus dans ces revues.

À suivre...


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