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lundi 16 janvier 2017

215 – Télévision & Peinture non compatible !

Et oui, avez-vous remarquez ? L’émission « A vous pinceaux » a disparu du petit écran. Problème d’audimat invoqué par la chaîne. Remarquez, je ne suis guère étonné. Qui s’intéresse, de nos jours, à la peinture, hormis ceux qui la pratique et qui sont, d’année en année, de moins en moins nombreux ?


J’en ai fait part sur mon compte Facebook, ce qui a engendré une petite avalanche de commentaires en tous genres, des plus judicieux au plus injustifiés, des plus pertinents au plus insignifiants. Plus de 200 commentaires ! Moi qui en dénote guère plus d’une vingtaine d’habitude et dans le meilleur des cas. En revanche, 200 c’est loin de faire le buzz et ça confirme le manque d’intérêt pour cette discipline.


Pour ceux qui tiennent tout de même à suivre les aventures de Tim, notre candidat bergeracois et élève de l’Académie, rien n’est perdu. Les épisodes 3 et 4 seront diffusés sur France 4 (voir ici) les 31 janvier et 7 février prochain à 20 h 55, à vos télécommandes !

Voici mon analyse publiée sur le réseau social :
"Voilà une nouvelle qui ne fait que confirmer ce que je sais déjà, ce que je constate de jour en jour : la peinture n’intéresse plus personne, ou si peu de monde. Généralement, ceux qui y portent un intérêt, sont eux-mêmes des pratiquants, tout comme les candidats de l’émission, et comme la plupart des visiteurs des nombreux salons auxquels je participe dans toute la France. Mais cette communauté se réduit de jour en jour, inexorablement.
Nous sommes passés à une nouvelle aire, celle des écrans en tous genres, qui nous accaparent, nous hypnotisent et, il faut bien le dire, nous passionnent aussi par leurs immenses possibilités.
La seule chose que l’on n’a pas changée, c’est le temps. Et tous ces moments que nous passons derrière nos écrans, vous qui me lisez, moi qui ai écrit ces lignes sont autant de moments que l’on n'a pas passés derrière son chevalet ou à admirer une toile dans une exposition, un musée, une galerie.
Nous sommes des dinosaures en voie de disparition. Savez-vous que nous sommes les seules artistes qui payons pour faire le spectacle ? Entre les droits d’adhésions aux associations organisatrices, les droits d’accrochages et les frais de déplacement pour amener et rapporter les tableaux, il faut compter entre 100 et 200 € de frais par exposition. Tout cela parce qu’il est impensable de faire payer l’entrée d’une exposition, d’un festival, d’un salon dédié à un art graphique.
Et malgré cette gratuité, les visiteurs sont quantité négligeable. Nous sommes des artistes sans public, ou presque. Autant vous dire que chacun d’entre nous, aquarellistes, pastellistes et autres, qui essayons de consacrer notre temps à notre art, nous sommes très souvent soutenus par un ou une compagne, qui eux sont dans le monde de la réalité et consacre leur temps à ramener, par des métiers bien moins passionnants, de quoi faire bouillir la marmite au quotidien. 
J’en profite pour leur rendre hommage à tous et à toutes. Imaginez ceux qui n’ont pas cette chance et qui tentent de vivre, seuls, envers et contre tous, leur passion artistique… eh bien, oui, c’est la vie d’artiste que la plupart des gens imaginent, une vie de galère.
La déprogrammation de cette émission, c’est comme le soubresaut de cet animal mourant, de ce dinosaure qui va bientôt disparaître et se transformer définitivement en passe-temps ludique. Au bien sûr, il y aura toujours des gens pour dessiner, peindre et tenter de faire rêver son prochain, heureusement."
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Mise à part ça, je vous livre ici et en avant première, les deux diaporamas de mes derniers pastels.


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