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jeudi 25 juin 2015

189 – L’été 2015.

Cet été ne sera pas émaillé d’expositions pour moi. J’ai décidé de m’accorder un temps de repos et de réflexion et le meilleur moyen d’y parvenir, c’est de partir, voyager, ailleurs. Voir d’autres choses, d’autres gens, d’autres paysages. La Scandinavie, je l’espère, sera une bonne destination pour cela.

Cécile, Véronique et Morgane
Néanmoins, nous avons eu le bonheur de participer une nouvelle fois à l’exposition éphémère de Mescoules. Cette année, nous avons innové en nous donnant en spectacle. Cinq élèves se sont prêtées au jeu de la démonstration en public. Et cela a marché ! Le public s’est arrêté devant notre stand, très confortablement installé et cela a incité les gens à pénétrer dans la salle des fêtes pour regarder l’exposition. Une expérience a renouveler.
Merci à Isabelle, Véronique, Cécile, Emma et Valérie pour leur participation.



Le blog, quant à lui, vient de fêter ses 6 ans d’existence. Il est devenu une référence dans le petit monde du pastel et les vidéos qu’il contient ont beaucoup de succès. À ce propos, vous savez que j’ai acquis cette année un nouveau logiciel pour les réaliser. Un logiciel professionnel et là est toute la différence. Chaque jour, je découvre de nouvelles fonctionnalités, de nouvelles possibilités et un nouveau champ de création. Je me sers de quelques anciens montages pour tester ce logiciel. Pour vous faire patienter jusqu’en septembre, je vous présente mes derniers essais. Ils seront malheureusement muets, pour l’instant, je n’ai pas eu le temps d’y associer un fond musical. Mais je vous souhaite tout de même un agréable visionnage et un bel été.








Et n’oubliez pas en septembre ! 
La rentrée de l’Académie et 
le Festival de dessin et pastel des Bastides à Saint-Agne, 


lundi 15 juin 2015

188 - L'imprégnation de deux univers.

L’inspiration naît de l’émotion et de notre faculté à être réceptif aux choses, à la lumière, aux ambiances, aux êtres. En ce qui me concerne, pour mes vieilles carrosseries, c’est l’humain qui est le véritable sujet, tout comme le peintre de nature morte quand il s’agit d’une scène de vie figée.


Mais quand j’aborde la figure humaine, c’est l’empathie qui me guide. Tout a commencé avec ces modèles, qui m’ont fait et me font toujours confiance et quand j’ai pris conscience du don qu’elles me faisaient.
Peu à peu, j’ai mis mon don de l’observation au service de ma compréhension de l’autre, de mon ressenti. Si l’univers féminin me passionne, c’est aussi parce que j’ai trouvé en lui plus de richesses émotionnelles et de sources aux rêves infinis. Si je croise cette richesse chez un homme, c’est souvent que celui-ci est lui-même artiste. Mais il y a trop fréquemment une barrière, l’égo, un certain esprit de compétition, un pragmatisme qui empêche les connexions.

Quand il s’agit d’une femme artiste, les mêmes barrières peuvent exister et j’en fus victime. Mais quand l’osmose est là, sous-jacente, ressentie mais non dite et que l’on ne saurait décrire avec des mots, alors l’envie de créer devient inévitable. 



Mes rencontres avec Diane furent ainsi, brèves et riches en émotions, mais seulement ressenties, jamais dites. Il suffisait d’attendre, l’opportunité, le lien à nouer et ce fut un projet où je l’ai invité à le partager. Elle pouvait refuser. Elle accepta.

Elle devint modèle, le temps d’une après-midi et je me suis immergé dans son univers de peintre, de rêves qu’elle illustre dans sa peinture. Diane s’avéra exceptionnelle en tant que modèle. Elle m’offrit, avec une joie débordante, son expérience qu’elle a acquise en posant pour elle-même. Arnaud, son mari participa activement à cette séance prolifique. Des dizaines de sujets potentiels sont ainsi nés avec une joie partagée d’être ensemble. La journée s’achève autour d’une table de restaurant où nous échangeons, parlons de nous, de nos vies, de nos espoirs, de notre peinture et de nos passions. Petit à petit, le puzzle se met en place dans ma tête et les bases de mon  tableau de Diane m’apparaît.

Il y a eu d’abord la réalisation du projet, prétexte à la rencontre, à l’échange, à la complicité, à l’imprégnation. Je vous en ai fait part lors du billet 180 (cliquez ICI). Ce fut comme une première approche.

Enfin, je me suis senti prêt à réaliser « ma » version de la Grande Fée. Sa peinture, son univers et mes bouts de craies, ma vision de cette belle âme enfermée dans son bel écrin.





La Grande Fée - 60 x 80