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mercredi 20 mars 2019

237 – La préproduction – deuxième partie

Pour ce deuxième chapitre, je vais prendre un exemple. Tout commence par une association d’idées. En cherchant des exemples de drapés, je suis tombé sur des photos de femmes avec des robes style fin du XVIIIe début du XIXe siècle.
J’y ai associé, allez savoir pourquoi, une de mes élèves. Mais évidemment, elle ne possède guère ce genre de costume dans sa garde-robe, même pour d’éventuelles soirées costumées. Je lui ai confié mon projet et elle a tout de suite adhéré, je ne m’étais donc pas trompé.

Je lui ai donné l’accès à un dossier Pinterest portant son nom et elle l’a enrichi de ses trouvailles. Ensuite nous avons fait la synthèse et choisi quelques photos correspondant à nos meilleurs choix. De mon côté j’ai accumulé dans mon logiciel de classement, des photos d’univers tirés de l’ambiance steampunk ou d'intérieurs styles Victorien.

Prochaine étape, s’accorder une ou deux séances de photographies où elle essaiera de prendre des poses similaires aux femmes sur les photos que nous avons sélectionnées. Je téléchargerai les photos que nous aurons sélectionnées sur Pinterest et les importerai dans mon logiciel dans la collection du projet.


Puis ces photos d’elle prises viendront grossir cette collection. Ensuite je ferai plusieurs esquisses l’associant aux robes des modèles et des univers et quand j’aurai fait mon choix, je ne garderai dans cette collection que les photos qui me seront utiles. Je les imprimerai, et je pourrai songer à la réalisation de mon tableau. Ainsi ce dossier qui était dans la collection « Projet », sera déplacé dans la collection « Projet en cours ».
Si ce n’est pas de la procédure ça…

Et n'oubliez pas pour ceux qui ne l'ont pas encore fait
abonnez-vous !
La procédure (encore !) est ICI

jeudi 7 mars 2019

236 – La préproduction - première partie



Qu’il s’agisse de travail sur le motif (paysage, nature morte, modèle vivant) ou avec support photographique et encore plus d’un travail d’imagination, cette méthode est parfaitement applicable. Pour ce qui est de l’imagination, il faut la nourrir et pour cela, nous avons un tas de moyens. Les plus classiques sont la visite de musée,
Musée d'Orsay
de galerie, une bibliothèque de livre d’Art, des journaux spécialisés comme Pratique des Arts, des DVD.

Mais l’avènement d’Internet a considérablement élargi notre champ d’investigations, de même qu’il nous a rendu la notion de précurseur totalement caduque. Alors je serai tenté de dire : nourrissons-nous de tout ce qui a déjà été fait.

Pour nourrir mon imagination je dispose de classeurs ou je rassemble des images récupérées, photocopiés, rassemblées en différents thèmes : paysages classiques, urbains, textures, murs, tags, personnages, scènes de vie, vieilles carrosseries, etc. mais le principal de ce que l’on peut appeler ma base de données d’images, est numérique.
Elle est composée de mes propres photos, mais pas seulement ; il y a aussi toutes les images que j’ai récupérées sur Internet ou ailleurs. Pour Internet, il y a un excellent site, Pinterest, qui permet de créer des classeurs virtuels qu’ils appellent « tableau » et d’y mettre les images récoltées sur ce site ou sur d’autres.
Pinterest
Tout ceci associé à mes photos personnelles, je me suis retrouvé confronté à un vrai problème : le classement, car c’est plus de 35 000 images que j’ai sur mon disque dur. C’est ainsi que je me suis procuré un logiciel de gestion de photographies et que j’ai suivi une formation pour le maîtriser au mieux et cela a changé ma vie. Imaginez une photographie où l’on voit une vieille voiture rouillée devant un mur complètement tagué et deux personnages (les tagueurs) tout à leur travail. Et bien en trois cliques je peux classer cette photographie dans trois « collections », une pour « vieilles carrosseries », une autre pour « tags » et la troisième pour « scène de vie », génial.
Le logiciel de classement de photographies
Donc je me suis créé des collections (c’est comme ça que cela se nomme dans ce logiciel) correspondant à divers thèmes, au lieu de dupliquer ma photo en trois exemplaires et la classer dans trois dossiers différents sur mon ordinateur.

Venons-en à présent à la création et donc à notre préproduction. J’ai une idée de création, elle naît très souvent d’une association d’images. Je créé dans mon logiciel de gestion d’images une collection propre à cette idée, puis je réunis dans cette collection tous les documents, pelle mêle que je trouve sur mon disque dur. Je peux également créer un dossier virtuel dans Pinterest sur Internet. À côté de ça, je peux me mettre à griffonner sur un bloc différentes esquisses pour préciser mes idées. Et cela peut durer des semaines, des mois, voire plusieurs années. La gestation d’une œuvre n’est pas quelque chose de maîtrisable ni de quantifiable.

mercredi 27 février 2019

235 – Le tortueux chemin de la création


Souvent, mais alors très souvent, on me demande combien de temps je passe à réaliser un tableau. La question se pose fréquemment après avoir pris connaissance du prix, car pour beaucoup, le temps passé peut être une justification. Il est difficile pour la grande majorité des gens de leur expliquer que l’art n’est pas de l’artisanat et que l’on ne calcule pas selon un taux horaire. Mais restons tout de même dans cet état d’esprit. Je m’en vais vous expliquer comment né et comment gérer la vie d’un tableau jusqu’à son éventuelle vente.

Adoptons un langage commun au monde du travail actuel. Cela se divise en trois phases : la préproduction, la réalisation et la postproduction. Et vous allez voir que tout est affaire de procédure. Oui, je sais, ce n’est pas très romantique. C’est sans doute dû à mon passé de chef de production et d’ingénieur en logistique. Mais je me suis rendu compte que beaucoup d’artistes procédaient de la sorte avec une organisation propre à chacun. Je citerai dans le genre, Sylvain Loisant ou Diane Rousseau. Et vous allez voir que tout est affaire de procédure. 
Allez, rendez-vous dans le prochain billet pour aborder la préproduction et je vous montrerai comment un « simple » logiciel pour gérer et organiser des photos, a bouleversé ma façon de travailler et comment j’allie technologie et imagination.


A bientôt ... 👋😃

N'oubliez pas de vous abonner 😉

jeudi 14 février 2019

234 – Un revirement de situation.


En ce moment, c’est compliqué de pouvoir produire. Car comme certains le savent, l’école que je tiens depuis maintenant 21 ans va fermer ses portes à la fin du mois prochain (pour plus de précisions voir le billet 230). L’école, mais pas les cours ! Et la grande différence c’est que dans mon emploi du temps professionnel, les cours occupaient 70% de mon temps contre 30 pour la création. Bientôt ce sera l’inverse et, je dois l’avouer, j’ai du mal à l'‘imaginer. Mais pour l’instant, il faut tout déménager…
À ce propos, le vide atelier est mis en place, déjà quatre tableaux ont trouvé acquéreur. Je suis ouvert le lundi de 15 h à 20 h, le mardi de 14 h à 18 h et le mercredi de 13 h à 20 h. Et vous m’y trouverez peut-être les vendredis et samedis, en plein déménagement.


Pour ceux qui ne sont pas abonnés à Facebook, vous avez un peu de retard sur mes dernières créations, alors voici ci-dessous ce que je ne vous ai pas montré.

Celui-ci a été fait en cours, au milieu des élèves. Un fusain, pour reprendre la main.

Pour ce travail à la mine de plomb, c’est mon amie Diane qui a posé. 
Travail préparatoire, car j’ai l’intention de réaliser un tableau en couleur où elle sera au centre de la scène, habillée de la même manière, accompagnée et dans un univers totalement steampunk.

Après ces deux travaux, j’ai pu enfin reprendre mes pastels 
que je n’avais pas touchés depuis plus d’un an. 
C’est ainsi que la « saga des Arlésiennes » s’est enrichie d’une scène supplémentaire.

Et puis j’ai eu envie de revenir à mes univers personnels. 
Et est née « Chinagirl ».

N’oubliez pas que bientôt, je n’enverrai plus de courriel pour vous prévenir de la parution d’un nouveau billet. Il vous faut vous abonner. La procédure est en haut, cliquez sur l’onglet « Comment s’abonner… » et tout vous est expliqué.

A bientôt.



dimanche 27 janvier 2019

233 – Comment s’abonner au blog


Aujourd’hui je vais vous montrer comment s’abonner au blog. En effet, à partir du mois d’avril prochain, je n’enverrai plus les quelque 250 mails pour vous prévenir de la parution d’un nouveau billet. Même si j’ai partiellement automatisé l’opération, elle me réclame tout de même un certain temps. Or Blogger offre ce service pourquoi ne pas vous en service ? 
Le seul inconvénient, c’est que tout est en anglais. Pas de problème, je m’en vais vous aider, suivez les instructions et n’ayez crainte, c’est facile. Mais avant je vous conseille d’imprimer ce billet pour mieux suivre les instructions. C’est parti !
Dans la colonne de gauche du blog il y a une rubrique intitulée «Abonnement pour recevoir les mises à jour par e-mail » et un bouton « Submit » qui veut dire soumettre, cliquez dessus.

Apparaît alors cette boîte de dialogue évidemment en anglais. 

En voici la traduction.

Il vous suffit alors de mettre votre adresse mail puis de cliquer dans la case «Je ne suis pas un robot » et d’attendre quelques instants pour voir apparaître une coche verte. Vous pouvez alors cliquer sur le bouton « Complete Subscription Request ».

Vous verrez apparaître cette nouvelle boîte de dialogue,

dont voici la traduction.

Puis ouvrez votre boîte mail, vous avez reçu ce mail. Cliquez sur le lien pour confirmer votre abonnement et voilà, c’est terminé.

À chaque nouvelle parution, vous recevrez un mail de la part de Bouts de craies avec le début du billet. Il suffira de cliquer sur ce texte et le blog s’ouvrira. Voilà, Blogger fera le travail à ma place.

Vous pouvez également mettre l’adresse du blog  « http://selrachnaej.blogspot.com » dans vos favoris de votre navigateur, pour ne pas me perdre de vue. 
Pour ceux et celles qui sont abonnées à Facebook, j’éditerai une publication sous le titre «Il y a ici et ailleurs » avec le lien vers le blog.

Ce pas à pas pour s'abonner restera disponible en haut du blog dans un des onglets.

mercredi 16 janvier 2019

232 – La fin de l’Académie Pictura



Voilà, ce n’est pas une bonne nouvelle que je vous annonce, mais les choses sont ainsi…
Après plus de 20 ans (21 pour être exact), je vais arrêter les cours à Bergerac. Après près de 40 ans d’existence, l’Académie Pictura va fermer définitivement ses portes le mercredi 27 mars 2019 au soir. Toutes les raisons que chacun d’entre vous pourra imaginer seront certainement bonnes et toutes ces raisons cumulées font que l’Académie n’existera plus. Nous assistons à un changement d’époque et Bergerac le subit de plein fouet.

En revanche, le peintre que je suis continuera à dispenser ses conseils et à partager son expérience avec ceux qui voudront le suivre, tous les mercredis, à la salle des fêtes de Mescoules.
Quant au blog, il va devenir un élément de la stratégie de communication de mon activité de peintre et un complément à Facebook. Il ne sera plus un moyen de communication entre les élèves et moi-même, comme peut l’être ce 232e billet. Peut-être même s’intégrera-t-il à mon site Internet, il faut pour ça que je vois ce que propose mon hébergeur à ce sujet.

Pour finir, je vous annonce que je vais mettre en place un « vide atelier » et exposer à la vente à petit prix, des anciens dessins et pastels dans la galerie à côté des cours.

Je tiens ici à tous vous remercier, élèves, anciens élèves, amis. Vous tous qui m’avez permis de vivre de ma passion, ce qui est un privilège dans notre société. J’ai beaucoup appris à votre contact, humainement et en peinture. J’ai éprouvé une joie sans cesse renouvelée à vous voir progresser. Certaines m’ont étonné et prouvé qu’avec la passion, du temps et du travail on pouvait y arriver et surtout se faire plaisir et par conséquent faire plaisir aux autres. Ce fut les 20 ans les plus intenses de ma vie, merci.