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lundi 16 juillet 2012

111 - L'envers du décor.


Les commentaires ont été nombreux sur le dernier billet et je remercie Aquarellalain, Jean-Luc, Laurence Emma et les anonymes de participer à cette discussion. D'où le sujet de ce billet.

Certains d'entre-vous ont découvert que nous, les artistes peintres, nous payons notre participation aux différents salons et festivals de l'été. Ils s'en sont étonnés. D'autres s'insurgent contre le montant de la commission prise par un galeriste, lors d'une vente en énumérant un pourcentage qui leur paraît excessif. Je tiens ici à expliquer les choses et à dissiper les malentendus.

Prenons le cas d'une galerie. Il faut savoir que cet établissement est un commerce, tout comme peut l'être une boulangerie ou un magasin d'électroménager. Un galeriste est donc un commerçant et par ce fait est soumis aux mêmes règles que tout autre commerce. La galerie est un magasin soumis à toutes les charges qui lui incombent. Le loyer, l'électricité, les assurances diverses les taxes et charges et peut-être même un ou deux salaires.

Tous les commerçants et autres professions libérales qui me lisent savent de quoi je parle. Ce chiffre de 50% de commission pourrait paraître excessif si le galeriste en question vendait autant de tableaux que le magasin d'électroménager vend de téléviseurs. Vous imaginez bien que c'est loin d'être le cas et pourtant, tous les mois, les factures sont à payer. D'autre part, le fait de vendre est un véritable métier. Vendre des œuvres d'art ne s'improvise pas et c'est certainement plus difficile que de vendre des tee-shirts et des jeans. Du moins, c'est ce que je crois. 

C'est un vrai métier et qui prend beaucoup, beaucoup de temps (en communication, en relation publique) et CE N'EST PAS mon métier. Je n'en ai ni les compétences, ni le temps à y consacrer, il est donc normal que les gains soient partagés. Si le galeriste fait bien son travail, il nous permettra de vivre et de pouvoir encore mieux nous consacrer à notre art.

Quant aux festivals, il est vrai que c'est une particularité de notre art, payer pour être vu. Alors que n'importe quel musicien ou comédien, même amateur, dès qu'il fera une prestation en public, sera rémunéré ou au pire indemnisé. Nous, peintres et autres sculpteurs, non !
Que faire ? Faire payer le public à l'entrée d'une exposition ? La fréquentation n'est déjà pas énorme, dès lors que l'entrée est payante, elle deviendra très certainement anecdotique. J'ai moi-même eu un mal fou cette année à réunir 25 personnes pour aller à Feytiat...

Il n'y a pas de solution, malheureusement. Et inutile de compter sur d'hypothétiques ventes car au regard des chiffres, ce qui est un franc succès pour un organisateur ne l'est guère pour un peintre. Je m'explique, prenons le cas de Feytiat aux temps glorieux : Près de 20 000 visiteurs et 110 ventes en deux mois d'exposition, euphorie totale ! Donc, il faut 20 000 personnes pour vendre 110 tableaux, ce qui fait 0,55% d'acheteurs dans la masse des visiteurs et là, on déchante, surtout quand on sait que certains en ont acheté plusieurs. Moralité, les soi-disant amateurs d'art ne viennent pas à ce genre de manifestation.

Alors, me direz-vous, pourquoi y aller ? Il y a plusieurs raisons :
C'est un non-sens, pour un peintre, de ne pas montrer son travail. Ces manifestations permettent de toucher un large public, pas seulement dans sa région, mais dans toute la France, voire plus loin encore et d'avoir un "retour" sur son travail. 
On expose avec d'autres peintres, pratiquant le même médium et c'est une expérience très enrichissante. Je dois dire que la confrontation avec des peintres de haut niveau m'a énormément fait progresser et certains d'entre eux m'ont ouvert de nouveaux horizons.

On peut y trouver un début de reconnaissance par le biais de la presse spécialisée. Si je n'avais pas participé au festival de Feytiat, je n'aurai jamais rencontré les journalistes de Pratique des Arts.
On étoffe sa carte de visite, ce qui n'est pas négligeable si on a la chance d'avoir un contact avec une galerie.
Et puis rendons hommage a tous ces organisateurs, qui sont presque toujours bénévoles et follement passionnés. C'est grâce à eux que nous avons un peu de reconnaissance et parfois les projecteurs de la presse spécialisée. Sans eux et leur acharnement à organiser de tels évènements, qui parlerait aujourd'hui du pastel, de l'aquarelle ? Rendons leurs hommages et soyons conscients des efforts monumentaux qu'ils déploient pour impliquer telle administration, obtenir le soutien de telle ou telle entreprise. Ils sont souvent peintres eux-mêmes, amateurs, anciens stagiaires et toujours passionnés.

Alors oui, on apporte notre contribution, non seulement artistique, mais sonnante et trébuchante, nous partageons tous ensemble notre passion pour nos médiums et nous nous rencontrons. Merci Patrice Bourdin, Paule Rousseau, Michel Bordas, Françoise Parron, Dany Dangelser et tous les autres, merci !

Voici un petit jeu pour se détendre : serez-vous capable de deviner dans cette vidéo, les tableaux qui sont réalisés au pastel des autres qui sont à l'huile ?


lundi 2 juillet 2012

110 - Les absents ont toujours tort.


En tant qu'organisateur, ma déception a été grande cette année. Après un mailing envoyé à 170 adresses, un effectif qui a tourné à près de 88 élèves de moyenne et malgré l'annonce de la date de notre voyage tôt dans l'année, sur ce même blog, seules 16 personnes ont répondu présentes pour ce dixième voyage. le chiffre est monté à 23 grâce aux accompagnants et je les remercie d'avoir grossi le nombre.

En revanche, nous étions peu, mais l'ambiance fut exceptionnelle. Elle fut agrémentée d'une nouvelle adresse pour le repas du midi, grâce à Dany, notre fidèle chauffeur, qui nous a fait découvrir un petit restaurant, sur les bords de la Vienne, bien sympathique qui a contribué à instaurer une certaine convivialité juste avant la visite du festival.

Voici un petit diaporama, pour se remémorer quelques moments et quelques tableaux. Et je dirai pour conclure, que les absents ont toujours tort...