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mercredi 15 mai 2019

238 – Nouveau départ


Après vous avoir expliqué mes phases de préproduction, je pourrai vous en faire part lors d’une prochaine réalisation. Mais pour le moment j’organise ma nouvelle vie. La maison est envahie de cartons, meubles, chevalets, malles provenant de Bergerac. Il faut tout ranger, tout réaménager et en plus de tout ça, s’occuper du futur festival de pastel & dessin des bastides. Je n’ai pas l’impression d’être à la retraite, pour l’instant. Sauf que, la semaine dernière, j’ai eu un petit aperçu de ce que seront mes voyages pour telle ou telle exposition.

Le salon de Pastel en Bourgogne, à Gevrey-Chambertin ne dure qu’une semaine. C’est la première fois que j’allais y exposer et ce qui m’a plu, c’est que ce salon est ouvert au dessin, comme à St-Agne. J’y ai donc proposé 3 sanguines et pour cette première fois, j’ai décidé d’y rester la semaine entière et ainsi pouvoir, malgré la pluie, visiter cette belle région. Allier l’utile à l’agréable. Et ce fut une merveilleuse semaine.


La région certes est belle, mais surtout je fus accueilli par une équipe des plus sympathiques, dynamique, passionné, bon enfant et bon vivant. Et c’est dans de tels salons que l’on se rend compte que l’on appartient à une vraie famille, celle du pastel. J’y ai retrouvé quelques collègues et amis pastellistes, j’ai fait de nouvelles connaissances ou transformé des connaissances virtuelles en réelles. L’équipe de Babette Rhodde est vraiment merveilleuse et contribue au succès de cette exposition, car succès il y a eu. Les records d’affluence ont été battus plus de 1800 visiteurs en une seule semaine, et j’ai pu y observer un public averti et amateur qui n’hésite pas à poser toutes sortes de questions souvent pertinentes. 









Fort de cette expérience, j’ai déjà ciblé pour l’avenir, d’autres expositions en d’autres régions où, jusqu’à présent, je ne suis pas encore allé et je reviendrai à coup sûr en 2021 à Gevrey-Chambertin avec des pastels ce coup-ci.

Et puis ça y est, la grande expo en pays d’Arles que j’espérais est quasiment programmée et bien évidemment je suis très largement en retard de production. 


Je vais réinvestir mon atelier et mettre les bouchées doubles. Vous voyez, pas de quoi s’ennuyer à la retraite.


A bientôt 👋😃

mercredi 20 mars 2019

237 – La préproduction – deuxième partie

Pour ce deuxième chapitre, je vais prendre un exemple. Tout commence par une association d’idées. En cherchant des exemples de drapés, je suis tombé sur des photos de femmes avec des robes style fin du XVIIIe début du XIXe siècle.
J’y ai associé, allez savoir pourquoi, une de mes élèves. Mais évidemment, elle ne possède guère ce genre de costume dans sa garde-robe, même pour d’éventuelles soirées costumées. Je lui ai confié mon projet et elle a tout de suite adhéré, je ne m’étais donc pas trompé.

Je lui ai donné l’accès à un dossier Pinterest portant son nom et elle l’a enrichi de ses trouvailles. Ensuite nous avons fait la synthèse et choisi quelques photos correspondant à nos meilleurs choix. De mon côté j’ai accumulé dans mon logiciel de classement, des photos d’univers tirés de l’ambiance steampunk ou d'intérieurs styles Victorien.

Prochaine étape, s’accorder une ou deux séances de photographies où elle essaiera de prendre des poses similaires aux femmes sur les photos que nous avons sélectionnées. Je téléchargerai les photos que nous aurons sélectionnées sur Pinterest et les importerai dans mon logiciel dans la collection du projet.


Puis ces photos d’elle prises viendront grossir cette collection. Ensuite je ferai plusieurs esquisses l’associant aux robes des modèles et des univers et quand j’aurai fait mon choix, je ne garderai dans cette collection que les photos qui me seront utiles. Je les imprimerai, et je pourrai songer à la réalisation de mon tableau. Ainsi ce dossier qui était dans la collection « Projet », sera déplacé dans la collection « Projet en cours ».
Si ce n’est pas de la procédure ça…

Et n'oubliez pas pour ceux qui ne l'ont pas encore fait
abonnez-vous !
La procédure (encore !) est ICI

jeudi 7 mars 2019

236 – La préproduction - première partie



Qu’il s’agisse de travail sur le motif (paysage, nature morte, modèle vivant) ou avec support photographique et encore plus d’un travail d’imagination, cette méthode est parfaitement applicable. Pour ce qui est de l’imagination, il faut la nourrir et pour cela, nous avons un tas de moyens. Les plus classiques sont la visite de musée,
Musée d'Orsay
de galerie, une bibliothèque de livre d’Art, des journaux spécialisés comme Pratique des Arts, des DVD.

Mais l’avènement d’Internet a considérablement élargi notre champ d’investigations, de même qu’il nous a rendu la notion de précurseur totalement caduque. Alors je serai tenté de dire : nourrissons-nous de tout ce qui a déjà été fait.

Pour nourrir mon imagination je dispose de classeurs ou je rassemble des images récupérées, photocopiés, rassemblées en différents thèmes : paysages classiques, urbains, textures, murs, tags, personnages, scènes de vie, vieilles carrosseries, etc. mais le principal de ce que l’on peut appeler ma base de données d’images, est numérique.
Elle est composée de mes propres photos, mais pas seulement ; il y a aussi toutes les images que j’ai récupérées sur Internet ou ailleurs. Pour Internet, il y a un excellent site, Pinterest, qui permet de créer des classeurs virtuels qu’ils appellent « tableau » et d’y mettre les images récoltées sur ce site ou sur d’autres.
Pinterest
Tout ceci associé à mes photos personnelles, je me suis retrouvé confronté à un vrai problème : le classement, car c’est plus de 35 000 images que j’ai sur mon disque dur. C’est ainsi que je me suis procuré un logiciel de gestion de photographies et que j’ai suivi une formation pour le maîtriser au mieux et cela a changé ma vie. Imaginez une photographie où l’on voit une vieille voiture rouillée devant un mur complètement tagué et deux personnages (les tagueurs) tout à leur travail. Et bien en trois cliques je peux classer cette photographie dans trois « collections », une pour « vieilles carrosseries », une autre pour « tags » et la troisième pour « scène de vie », génial.
Le logiciel de classement de photographies
Donc je me suis créé des collections (c’est comme ça que cela se nomme dans ce logiciel) correspondant à divers thèmes, au lieu de dupliquer ma photo en trois exemplaires et la classer dans trois dossiers différents sur mon ordinateur.

Venons-en à présent à la création et donc à notre préproduction. J’ai une idée de création, elle naît très souvent d’une association d’images. Je créé dans mon logiciel de gestion d’images une collection propre à cette idée, puis je réunis dans cette collection tous les documents, pelle mêle que je trouve sur mon disque dur. Je peux également créer un dossier virtuel dans Pinterest sur Internet. À côté de ça, je peux me mettre à griffonner sur un bloc différentes esquisses pour préciser mes idées. Et cela peut durer des semaines, des mois, voire plusieurs années. La gestation d’une œuvre n’est pas quelque chose de maîtrisable ni de quantifiable.