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mardi 29 septembre 2009

8 - Feytiat, le temple du pastel

Après Saint Florent, j'enchaîne avec le stage de Feytiat.

Feytiat appartient à la communauté de Limoges. C'est lors de la deuxième édition de ce festival que j'ai découvert la Société des Pastellistes de France et aussi, à mon grand émerveillement, l'existence d'autres artistes pastellistes. C'est ici que j'ai découvert la diversité et les immenses qualités de ce médium à travers toutes ces œuvres. Qualités d'un médium que je ne soupçonnais pas, diversité de rendus que je n'imaginais pas. Une espèce d'euphorie ma rempli le cœur, je n'étais plus seul, dans mon coin de Dordogne, il y avait d'autres pastellistes et ho combien talentueux.
Alors je n'ai eu de cesse de vouloir les rencontrer. De les écouter parler de ces bâtonnets de pigments que j'aimais tant, de les observer travailler. Je suis monté à Paris, j'ai rencontré Jean-Pierre Mérat, j'ai assisté à ses cours avec modèle vivant et il y eut comme une révélation. Ce fut le début d'un long travail acharné mais si passionnant.

Liliane, vice-présidente de la Société des Pastellistes de France
qui m'aide à monter mon matériel.

Ma salle de stage... vide !


Le matériel qui attend les stagiaires.



Cette salle si grande ...



Michel Dubois et Alain Bellanger prennent possession des lieux.


Une armée de chevallets en attente





Mise en place pour la séance "portrait"

Prêt à les accueillir.

Arrivée des stagiares.





Aujourd'hui, je suis à leurs côtés pour mener ce combat de la réhabilitation du pastel et je tente d'apporter ma modeste contribution. Lors de ces stages, j'ai le bonheur de vivre avec d'autres artistes si passionnants et passionnés. Quel bonheur de voir la fougue d'un Jean-Claude Beaumier expliquer à ses stagiaires sa technique si particulière pour les paysages. D'observer la méthodologie et la pédagogie d'un Michel Dubois, l'euphorie hilarante d'un Alain Bellanger. C'est un véritable bonheur de vivre la bonhomie d'un Chris, la gentillesse d'un Lionel Asselineau ou d'une Nadine Roulleaux, la passion débordante d'une Véronique Hautdidier et la sensibilité d'une Gwenneth Barth.
Et tout se passe à Feytiat qui, depuis presque dix ans, est devenu le temple du pastel en France et peut-être même en Europe. Feytiat, un nom qui est désormais associé au pastel et où mes tableaux ont fini par trouver leur place cette année.

Jean-Pierre Mérat, l'homme sans qui rien ne serait,
Président de la Société des Pastellistes de France.

vendredi 4 septembre 2009

7 - La richesse des rencontres

Comment faire vivre un blog ? C'est la question que je me suis posé un soir, dans ma chambre d'hôtel à Saint Florent le Vieil. Justement, Saint Florent le Vieil, qui voit sa première exposition de la Société des Pastellistes de France. Un succès qui en étonne plus d'un. Près de mille visiteurs par week-end dans ce village idéalement situé, un belvédère sur la Loire à mi-chemin entre Angers et Nantes. Dans un lieu magique, une abbaye. Des stages affichant complets et principalement par des régionnaux, la croisade des pastellistes va en terres nouvelles, convertir d'autres amateurs d'art.



Pour mon premier stage à Saint Florent, j'étais assistant de Gwenneth Barth (Voir son site ici). Outre le fait d'assister cette artiste qui a toute mon admiration de par son talent et de par sa personnalité, nous avons eu la chance de tomber sur un groupe de quinze personnes dont l'association allait donner une puissante synergie. Il arrive parfois que naisse une osmose particulière qui se développe jour après jour, une connivence, un respect mutuel et une richesse dans la rencontre de l'autre. C'est un des aspects extraordinaires de ce métier qu'est l'enseignement.



Gwenneth Barth, dans ses stages, donne beaucoup, de son temps qu'elle ne compte pas, de ses explications qu'elle veut les plus simples possibles, de sa convivialité qui la rend accessible. Moi de mon côté j'essaie de l'assister au mieux, de penser au(x) matériel(s), au sens propre comme au figuré et j'apprends, moi aussi, car être au contact d'une telle artiste est un privilège et on ne peut qu'écouter encore et encore regarder travailler toujours et apprendre.





Dix-sept personnes, enfermées pendant quatre jours dans une même pièce, pour s'adonner à leur passion commune, le portrait, aidées par deux modèles pour qui c'était une grande première. Deux modèles qui ont découvert un autre monde où le sujet de réflexion se refléter au travers de leurs traits de visage si longuement scrutés. Deux modèles d'une gentillesse et d'une disponibilité à toute épreuve, studieux et majestueusement immobile.


Un clin d'œil particulier pour Chantal, pour sa passion, sa joie de vivre, sa petite pointe d'accent belge et son goût immodéré pour les bonnes choses qu'offre la table.