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mardi 17 décembre 2013

154 - Bonne fin d'année

Tout est dans le titre !

Et n'abusez que des bonnes choses !

Je vous rappelle les dates de fermeture de l'Académie
Fermée du vendredi 20 décembre 2013 au dimanche 5 janvier 2014 inclus.
Reprise des cours à partir du lundi 6 janvier

Dès ce lundi 6 janvier, vous pourrez venir voir ma dernière exposition personnelle à l'Atelier d'Artiste (la salle à côté des cours) à Bergerac. Aux horaires des cours. Je vous livre ci-dessous l'affiche.



En attendant nos retrouvailles de 2014, 
je vous confie quelques adresses internet d'artistes 
à consulter, à dévorer.
Bon surf !

SCULPTURE
______________________
AQUARELLE
______________________
HUILE &  ACRYLIQUE
______________________
PASTEL


lundi 9 décembre 2013

153 - Artiste itinérant

C'est un aspect que le visiteur de tel ou tel salon consacré au pastel n'imagine guère : le nombre de déplacements que doivent effectuer les artistes que nous sommes pour être présent sur ces salons. Fort heureusement, les organisateurs sont de plus en plus sensibles aux problèmes que cela engendre. Les artistes, eux-mêmes tentent de s'organiser, pour limiter le nombre de déplacements et les frais qui en découlent.

 Le week-end précédant ma petite intervention chirurgicale, je suis parti faire un tour de France pour récupérer des tableaux qui avaient été exposés soit à Guérande, soit à Giverny en Normandie, soit à Notre-dame de Gravenchon en Bretagne ou encore au Chesnay en région parisienne. Grâce à la compréhension et à la patience des organisateurs, j'ai pu, en un seul voyage, rapatrier toutes mes œuvres, sauf deux qui ont trouvé acquéreur.

On part en voyage ? Voici l'itinéraire prévu. Parti vendredi en début d'après-midi et retour le dimanche soir.



Après ce petit diaporama, vous comprendrez aisément pourquoi je refuse désormais de participer aux expositions qui prennent moins de 3 tableaux du même artiste. D'une part, parce que les frais de déplacement ajoutés aux frais d'accrochage deviennent prohibitifs, d'autre part parce que exposer seulement une à deux œuvres d'un artiste, ne permet pas d'entrer dans l'univers de celui-ci. Exposer un maximum de pastels est une intention louable, mais exposer un maximum d'artistes différents n'a aucun sens, surtout quand on ne peut apprécier qu'une seule oeuvre de celui-ci.

lundi 25 novembre 2013

152 - Une fin de démo


Toujours pas envie de me confronter à mon blocage sur le portrait en cours. Alors, en fouillant dans mes cartons, je me suis rendu compte que j'avais un pastel en cours. Une démonstration que j'avais démarrée à Couze et que j'avais poursuivi à Lalinde.
C'est une vitrine d'Issigeac où des nounours en peluche trônaient sur des piles de tissus, entre des vaisselles style déco à l'ancienne. C'est le reflet qui m'intéressait, ce mélange entre l'ambiance de l'intérieur du magasin et celle de la rue avec ses passants.

C'est un thème que je développerai sans doute dans l'avenir.


lundi 18 novembre 2013

151 - Paillette

Je peins rarement pour moi, mais cette fois c'est le cas. Je vais peindre ma chatte, Paillette. Pour cette occasion, je vais vous présenter celle qui n'a jamais eu les honneurs du blog, car Paillette ne rentre que très rarement dans mon atelier. Ici, c'est le territoire de Styx. À vrai dire, c'est nous qui vivons chez Paillette, car elle était déjà là à notre arrivée. Un peu sauvage au début, elle a fini par accepter les nouveaux arrivants que nous étions et surtout les croquettes et autres aliments que nous lui avons offerts.

Pour commencer, je démarre d'un dessin simple sans y rajouter de valeurs, pour une fois et je colore tout de suite le fond afin de pouvoir exécuter les détails du pelage par-dessus ce fond.

Paillette est grise et blanche et offre dans sa robe une étrange symétrie, qui la rend vraiment reconnaissable. Pour la partie foncée je sélectionne trois tons de gris, clair, moyen et foncé. Et je vais commencer à colorer son pelage. Ici, point d'estompe, ni du doigt, ni à l'aide des crayons. Mon support est un Pastel Card de chez Sennelier et, tout comme le paysage, l'effet du pelage est pratiquement immédiat. 

Il faut passer le pastel comme si vous caressiez l'animal. Tout en travaillant, je prend garde de ne pas surcharger le papier, car je vais devoir revenir sur ce travail et y apporter de nombreuses nuances que je commence à analyser, comme les bruns et les roux qui nuancent sa robe grise. Après avoir terminé la tête, de la même manière je vais aborder toute la partie grise de son corps.

Mais très vite, je me rends compte que ma première sélection ne correspond pas véritablement aux nuances de son corps. J'étalonne alors ma palette et y ajoute des bruns. J'utilise des pastels Girault, ils sont vraiment extraordinaires pour le rendu du pelage. 

Une fois les parties foncées terminées, je commence la partie blanche du pelage. Mais attention, le blanc n'est jamais blanc ! C'est volontairement que j'écarte de ma palette tous pastels blancs. Je vais disséquer la couleur et en extraire les teintes qui colorent ces parties claires. Les violets, les roses, les bleus, les gris.
Il faut garder à l'esprit que je suis en train d'exécuter la couleur de fond et que c'est par-dessus ces teintes que je vais pouvoir travailler les détails du pelage.

Il faut toujours exagérer un peu ce que l'on voit et ne pas trop s'inquiéter de l'aspect "bariolé" que va prendre notre tableau.

Une fois mon sujet entièrement mis en couleurs, j'éprouve le besoin de lui préciser le regard. L'iris des chats est un chatoiement de couleurs. 

Puis je prends du recul et observe le travail en cours. Paillette est là, sur le papier, attendant que je la rende plus nette, plus précise, plus vivante.


Je reprends mon labeur en commençant par la tête. Là encore, c'est une histoire de ressemblance, mais le challenge me paraît beaucoup moins grand que pour un personnage. C'est l'esprit serein que je saisis mes pastels. C'est un travail de texture qui va commencer. Pour ce faire, je sélectionne des pastels plus durs que les Girault (Rembrandt et Faber-Castell). Je vais travailler avec la tranche de mes craies pour simuler le pelage. C'est un travail que je connais bien, en effet, le pelage, c'est du poil, tout comme nos cheveux et mes modèles ne sont pas chauves, Dieu merci.

Par petites touches, je fonce ou j'éclaircis et surtout je n'oublie pas, de temps en temps, à prendre du recul et à regarder l'ensemble de mon travail, car les détails du pelage ne doivent pas me faire oublier le volume de l'animal.

J'ai presque fini la tête et je suis satisfait, c'est bien ma Paillette. J'entame son corps. Je termine par la queue que les chats enroulent autour d'eux, quand ils sont assis, avec une infinie grâce. Je reviens sur la tête, peaufine son regard et enfin y ajoute les sourcils et la moustache.

Voilà, vous venez de faire connaissance avec mon second chat. Si Styx Squatte régulièrement mon atelier, c'est Paillette qui est la première à prendre place sur mon chevalet.

Résumé filmé

mardi 12 novembre 2013

150 - Ca patine

Sans doute avez-vous jugé que mes craintes n'étaient pas fondées. Sans doute, à la vue du résultat, vous avez pensé que je m'inquiétais pour rien et que, comme je le dis à mes élèves, le dessin et la peinture, c'est comme le vélo ou la natation, cela ne se perd jamais et que l'on éprouve que l'appréhension de s'y remettre. Mais, parce qu'il y a un mais, ce n'est pas si simple que ça. Et là, face à ma deuxième commande, un portrait encore une fois, et bien ça patine. Tout est là, le dessin est juste, les valeurs sont là, les couleurs aussi et ce n'est pas elle. Pourtant, c'est quelqu'un que je connais bien, que j'apprécie énormément et c'est là justement que ça coince. Je ne la retrouve pas sur mon tableau.


À vrai dire, pour le pastel précédent, seuls les commanditaires pourront être juge de la véritable ressemblance, car je ne connais pas leurs petites filles et ce n'est pas moi qui ai pris les photographies qui ont servi de support. Il en va tout autrement avec cette nouvelle commande. Je connais parfaitement le modèle et je travaille d'après mes propres clichés. Rien n'est vraiment simple.


L'une des solutions est de remettre l'ouvrage à plus tard et de laisser la main s'en aller sur un sujet plus léger. Car souvenez-vous, dans la conclusion du livre "Le nu au pastel sec", j'écris : "il vous faut travailler régulièrement et le plus souvent possible, comme si vous pratiquiez un sport, c'en est un". C'est pourquoi je vais appliquer à moi-même mes bons conseils et par là entamer un pas-à-pas en abordant un nouveau sujet, l'animalier.

lundi 4 novembre 2013

149 - Le peintre renaît.

Il a fallu m'y remettre...


J'ai choisi ma palette pour commencer par le fond. Ce fond foisonnant, cette végétation luxuriante. Il me fallait commencer par cette ambiance qui ne demande guère de précision dans le dessin et qui offre une singulière liberté dans le maniement des pastels. Il me fallait ça pour m'y remettre doucement.


Les tâches se sont succédé, superposées. Puis le dessin de ces feuilles de palmier de couleurs différentes. Peu à peu, mes doigts ont retrouvé ce toucher avec le Pastel Card, cette étrange sensation qui me fait penser que ce papier est la surface la plus agréable à ma peau pour y faire naître ma peinture. Le pastel est une affaire de sensualité, complicité tactile entre nos doigts et le support. De voir la végétation prendre naissance sur ce papier m'a rassuré, réconforté, encouragé. 


Je me suis ensuite attaqué aux drapés avec une inquiétude apaisée. Tranquillement j'ai analysé les valeurs de chaque pli, les nuances des couleurs. Petit à petit j'ai retrouvé le geste acquis après tant et tant d'années. Celui que l'on craint toujours de perdre, ce bien le plus précieux qui soit.


Peu à peu, la main devient indépendante laissant l'esprit peindre le prochain cm² et élaborer sa future stratégie pour aborder la peau, les visages. Le peintre renaît.

J'ai retrouvé mes marques, mes habitudes et ce cheminement si particulier de l'esprit créatif. Après avoir baigné mon atelier dans une ambiance musicale, j'ai finit de nouveau par avoir envie de me plonger dans une autre ambiance avant d'aborder la carnation. Alors j'ai choisi un livre audio, "La vérité sur l'affaire Harry Quebert" de J. Dicker, c'est ainsi que je vais terminer ce premier tableau. 


À la chaleur de l'atelier, le peintre revit.

Pourquoi avoir si peur avant de se remettre à l'ouvrage ? Et pourtant, comme à chaque fois, je sais désormais que j'irai sans doute encore un peu plus loin. Ces deux portraits sont les plus petits que je n'ai jamais faits. 

Le moindre demi-millimètre peut changer la physionomie. Le challenge de la ressemblance, à cette taille, est un vrai défi pour moi. Loupes rivées aux yeux et pointes de crayons pastel  et des craies finement taillées, la peinture  prend forme, mm² par mm².


Déjà, mon esprit vogue vers mes prochaines réalisations, les prochaines commandes. 
Le peintre renaît.



jeudi 24 octobre 2013

148 - L'atelier du peintre reprend vie.

J'aime bien le qualificatif que Diane donne à son blog : "une fenêtre ouverte sur son atelier". C'est dans cette période automnale que, généralement, je réintègre le mien pour une longue période de création. Mon blog revêt grosso modo deux aspects dans l'année. Tantôt il est le reflet de l'actualité du peintre que je tente d'incarner par mes expositions, mes stages, voire mes publications, mais il reflète aussi l'actualité de l'Académie et même celle du Club de Couze. Tantôt il devient cette fenêtre sur l'endroit à la fois clos et ouvert qu'est mon atelier. Clos car peu de personnes sont invitées à y pénétrer, ouvert parce-que je vous invite à le redécouvrir, virtuellement.

Chaque année, j'ai une période non productive d'environ cinq mois, de mai à octobre. Chaque année, la reprise est difficile. Pendant cette période, l'atelier n'est plus qu'une pièce de passage, pour venir y déposer, pêle-mêle les revues artistiques et autres docs, ou pour y prendre quelques matériels pour telle ou telle démonstration ou stage. Chaque année, il me faut réinvestir les lieux, leur redonner cette fonction première de cocon pour la création. Retrouver mes notes, mes croquis, mes pochades, mes envies. 
Faire le tri, aussi bien dans ma tête que dans l'atelier. Réactualiser les projets, en abandonner d'autres. Des tableaux entamés ne verront jamais le jour, d'autres vont trouver un autre élan, une autre définition, un autre contexte. Des projets bloqués verront une issue et d'autres mourront avant d'avoir vu le jour. C'est une période très difficile à vivre. 
Je connais des artistes qui sont incapables de s'arrêter de peindre plus d'un mois, mais il est vrai qu'ils ne donnent pas de cours à longueur d'année. J'en connais d'autres qui sont capables de ne peindre qu'une ou deux fois dans l'année, pendant trois ou quatre mois, j'en suis bien incapable. 
Je suis partagé entre ces deux extrêmes et la reprise est toujours longue et malaisée. Elle est ponctuée d'un sentiment de doute qui plombe l'état d'esprit et il faut que je me batte pour retrouver cet allant. C'est, dit-on, la nécessaire remise en question.

Alors cette année, j'ai commencé par un réaménagement de mon cocon. J'ai changé mon chevalet de place. L'avantage, la lumière vient de ma gauche, c'est mieux pour un droitier.

L'atelier avant

L'atelier maintenant
D'où une réinstallation électrique, un réaménagement du matériel qui se révèle avantageux et une circulation autour de mon espace de travail plus aisée.


Du coup, la chaine Hi-Fi, qui était derrière le chevalet, est désormais totalement accessible, c'est cool. J'ai fait le plein de livres audios, au programme : "L'histoire de France pour les nuls", j'en suis un sous certains aspects. Le troisième volet des "Piliers de la Terre" de Ken Follett. "Une place à prendre" de J. K. Rowling, par curiosité et "La vérité sur l'affaire Harry Quebert" de J. Dicker, prix Goncourt des lycéens et Grand Prix du roman de l'Académie Française.

Il y a une chose qui n'a pas changé de place, le couffin du chat. C'est un bien, car ils n'aiment pas, nos petits amis félins, qu'on leur change leurs habitudes. D'ailleurs, dès qu'il a entrevu la porte ouverte, Styx s'est précipité et repris lui aussi, mais avec beaucoup plus de facilité que moi, ses repères et habitudes.

N'allez pas croire qu'il ne fait que dormir

Il me surveille du coin de l'oeil...

.. l'air de rien.
Voilà, le décor est planté, mon compagnon a pris ses quartiers d'hiver m'observant dans mes moindres déplacements avec son regard bienveillant, ses ronronnements rassurants et sa paisible quiétude qu'il sait si bien me communiquer.


Je viens de vous rouvrir la fenêtre de mon atelier.

vendredi 11 octobre 2013

147 - Un succès qui ne se dément pas.

Le festival des Bastides a fermé ses portes et le petit bâtiment a repris son apparence de salle des fêtes. La magie a pris fin comme dans le conte de Cendrillon. Les choses ont repris leur apparence commune. Les supports sont redevenus de simples grilles ou des panneaux de bois entassés dans un coin. Les spots sont empilés dans une caisse, les banderoles enroulées, Et les tableaux ont retrouvé leurs auteurs, enfin pas tous. Cinq d'entre eux ont eu le bonheur d'atterrir chez d'heureux acquéreurs. C'est un peu la cerise sur le gâteau pour les organisatrices, car l'acte de vente devient très difficile et rare par les temps qui courent. Or, tous les professionnels le savent, cet acte tant espéré ne se produit que quand l'écrin, dans lequel est exposé l'œuvre en question, en est digne et la met en valeur.

Aujourd'hui, on peut dire que cette cerise est venue se loger sur une véritable pièce montée, car au-delà de ces cinq ventes, nous avons pu constater que l'engouement pour ce petit festival a été supérieur à l'année dernière. Quelques chiffres : 
2012 - Vernissage : 350 personnes 
2013 - vernissage : idem, malgré une météo défavorable.
2012 - Nombre de visiteurs = 1500
2013 - Nombre de visiteurs = 1700
96 tableaux
48 artistes

Et puis il y a eu le stage animé par l'invitée d'honneur, Nadine Roulleaux. Et, là aussi, ce fut un grand succès. Voici quelques photos qui illustrent l'excellente ambiance qui a régné lors de ce stage.




À noter que de nombreux sites d'organisateurs de salons et autres festivals ont relayé l'information du festival des bastides. Pour répondre à cette heureuse initiative et pour augmenter la synergie auprès des amateurs de pastel, nous avons décidé d'innover sur notre site en publiant les affiches des expositions à venir, partout en France, voire en Europe. Autrement dit, si vous désirez être au courant de toute manifestation concernant le pastel, il vous suffira désormais de consulter le site du festival, à la page "Autour du festival", puis en cliquant sur "Autres salons et festivals" et sous le titre "Prochainement" Vous pouvez voir défiler les différentes affiches des manifestations à venir. En cliquant sur l'une des affiches, vous accéderez au site internet des organisateurs. Le site du festival devient donc interactif, à consulter régulièrement ICI et à mettre dans vos favoris.

Pour conclure ce billet, Michel Bordas a eu la gentillesse de me confier la photo de ce pastel qui m'a tant impressionné, à Saint-Aulaye. Je vous laisse découvrir ce travail incroyable. En cliquant sur la photo, vous rejoindrez le site de Pastel en Périgord où vous pourrez agrandir encore un peu plus la photo.

Aurelio Rodríguez López
En peignant "Coques froides" - Pastel sur bois 79 x 55 cm

samedi 21 septembre 2013

146 - Les rencontres de l'été.

Mon dernier message, avant cette période estivale, vous invitait à aller visiter les nombreuses expositions qui se déroulaient dans notre Sud-Ouest. J'espère que vous en avez bien profité, car celles-ci étaient d'une qualité exceptionnelle. Mais je vais y revenir un peu plus bas. 

Cette tournée des salons et autres festivals a été pour moi l'occasion de faire quelques rencontres. J'ai pu, par exemple, rendre visite à Diane Rousseau, cette jeune artiste dont le lien vers son site existe depuis le début de mon blog. J'ai rencontré Diane, lors d'un stage à Paris où j'étais l'assistant de Gwennneth Barth. La personnalité de cette femme ne m'a pas laissé indifférent. Outre des aptitudes certaines pour le dessin et le pastel, son caractère bien trempé et sa détermination m'ont interpellé. En suivant son blog assidûment, j'ai pu constater que nous avions des points communs, comme ce goût du partage de nos passions. Très vite, je lui ai donné le surnom de "Grande Fée", voyez sur ces photos ci-dessous, que je ne m'étais pas beaucoup trompé.


Diane a depuis abandonné le pastel pour des techniques mixtes. Sachant que la photo d'œuvres et tout particulièrement dans cette technique est terriblement réductrice, j'étais très curieux de les voir en "vrai". Et je ne fus pas déçu. La rencontre fut riche, mais trop courte. Outre l'agréable souvenir que fut cet échange, je suis revenu avec un de ses tableaux qui orne à présent l'un de mes murs. Je vous le montrerai une prochaine fois.

Autre rencontre exceptionnelle, Lélie Abadie, à Saussignac. Vous savez, à force de me lire, que j'apprécie l'aquarelle et surtout les aquarellistes pour leur imaginaire, leur inventivité et leur maitrise d'un médium si difficile.


En rencontrant Lélie Abadie, je n'ai pas été déçu. Une Grande dame humaniste à la sensibilité à fleur de peau. Aussi grande artiste qu'est son humilité. Ce fut un honneur pour moi de partager avec elle une certaine vision de l'art figuratif contemporain.

Tout ça m'amène inévitablement à toutes ces expos qui se sont ET se déroulent dans notre région. Tout d'abord, Saussignac, exposition partagé entre le pastel et l'aquarelle. 


Un grand merci aux organisatrices qui font un travail d'une extrême qualité, tant dans l'accueil des artistes, dans la qualité de leurs expositions que dans l'aménagement de cette salle du château. Merci à elles pour nous représenter aussi bien.

Une belle présentation de mes œuvres.

Saint-Aulaye qui est devenu, et je ne suis pas le seul à le penser, le "Saint du Saint" du pastel. Saluons la qualité de l'organisation, la prise de risque des organisateurs pour exposer des pastels non "conventionnels" et nous faire découvrir ce que peut-être la diversité de ce médium qui n'a de limite que l'imagination des artistes. Mais celui qui m'a le plus impressionné, non par son thème mais par sa technique à l'image du prix qu'il a remporté, c'est celui-ci :

Remarquez le reflet de la pièce dans le pied du vase.

La main du peintre en train de réaliser le fond.
Un réalisme absolument époustouflant.

Extraordinaire non ? À la vision d'une telle technique, d'une telle maîtrise, je me dis qu'il y a encore du travail et je n'ai qu'une envie, c'est de m'y mettre.

Petit montage pour réaliser ce qu'est l'expo de Saint-Aulaye
cliquez sur l'image pour l'agrandir

Pour finir, nous en arrivons à notre "petite" exposition à Saint-Agne qui a lieu en ce moment même. Vous avez été nombreux à être présent lors du vernissage et nous (les organisatrices et moi-même) vous en sommes très reconnaissants.


Que dire ? Je suis très, très fier, du Club de Dessin de Pastel de Couze. L'investissement dont ils font preuve, leur souci d'exposer au mieux chaque tableau et leur quête de perfection font que la salle communale est en train de devenir un véritable écrin pour les pastellistes amateurs de notre Sud-Ouest. D'ailleurs, malgré le temps plus que maussade, le vernissage a renouvelé son succès de l'année dernière en accueillant plus de 300 personnes. Il vous reste une semaine pour aller voir cette belle exposition et pour vous donner encore plus l'envie de vous y déplacer, voici un petit diaporama de présentation.


Merci à tous nos sponsors pour leurs soutiens et merci à Pratique des Arts pour leurs articles et leurs présentations qui nous ont bien servis.

Voilà, c'est la fin de ce billet. Je suis rentré de vacances en pleine forme, comme vous pouvez le constater.