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jeudi 7 mars 2019

236 – La préproduction - première partie



Qu’il s’agisse de travail sur le motif (paysage, nature morte, modèle vivant) ou avec support photographique et encore plus d’un travail d’imagination, cette méthode est parfaitement applicable. Pour ce qui est de l’imagination, il faut la nourrir et pour cela, nous avons un tas de moyens. Les plus classiques sont la visite de musée,
Musée d'Orsay
de galerie, une bibliothèque de livre d’Art, des journaux spécialisés comme Pratique des Arts, des DVD.

Mais l’avènement d’Internet a considérablement élargi notre champ d’investigations, de même qu’il nous a rendu la notion de précurseur totalement caduque. Alors je serai tenté de dire : nourrissons-nous de tout ce qui a déjà été fait.

Pour nourrir mon imagination je dispose de classeurs ou je rassemble des images récupérées, photocopiés, rassemblées en différents thèmes : paysages classiques, urbains, textures, murs, tags, personnages, scènes de vie, vieilles carrosseries, etc. mais le principal de ce que l’on peut appeler ma base de données d’images, est numérique.
Elle est composée de mes propres photos, mais pas seulement ; il y a aussi toutes les images que j’ai récupérées sur Internet ou ailleurs. Pour Internet, il y a un excellent site, Pinterest, qui permet de créer des classeurs virtuels qu’ils appellent « tableau » et d’y mettre les images récoltées sur ce site ou sur d’autres.
Pinterest
Tout ceci associé à mes photos personnelles, je me suis retrouvé confronté à un vrai problème : le classement, car c’est plus de 35 000 images que j’ai sur mon disque dur. C’est ainsi que je me suis procuré un logiciel de gestion de photographies et que j’ai suivi une formation pour le maîtriser au mieux et cela a changé ma vie. Imaginez une photographie où l’on voit une vieille voiture rouillée devant un mur complètement tagué et deux personnages (les tagueurs) tout à leur travail. Et bien en trois cliques je peux classer cette photographie dans trois « collections », une pour « vieilles carrosseries », une autre pour « tags » et la troisième pour « scène de vie », génial.
Le logiciel de classement de photographies
Donc je me suis créé des collections (c’est comme ça que cela se nomme dans ce logiciel) correspondant à divers thèmes, au lieu de dupliquer ma photo en trois exemplaires et la classer dans trois dossiers différents sur mon ordinateur.

Venons-en à présent à la création et donc à notre préproduction. J’ai une idée de création, elle naît très souvent d’une association d’images. Je créé dans mon logiciel de gestion d’images une collection propre à cette idée, puis je réunis dans cette collection tous les documents, pelle mêle que je trouve sur mon disque dur. Je peux également créer un dossier virtuel dans Pinterest sur Internet. À côté de ça, je peux me mettre à griffonner sur un bloc différentes esquisses pour préciser mes idées. Et cela peut durer des semaines, des mois, voire plusieurs années. La gestation d’une œuvre n’est pas quelque chose de maîtrisable ni de quantifiable.

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